Le yorkshire terrier est l’une des races les plus populaires en France. Sa petite taille, sa robe soyeuse et son caractère affirmé en font un compagnon aussi attachant que singulier. Mais adopter un yorkshire terrier est une décision qui mérite préparation : cette race présente des spécificités physiques, des besoins comportementaux et des fragilités sanitaires que tout futur propriétaire doit connaître. Ce guide complet vous accompagne pas à pas, de la compréhension de la race jusqu’à l’arrivée de votre chiot à la maison.
Histoire et origines du yorkshire terrier
Né au XIXe siècle dans le comté anglais du Yorkshire, le yorkshire terrier a d’abord été sélectionné pour chasser les rats dans les mines de charbon et les filatures textiles. Ses ancêtres comprennent plusieurs terriers anglais, dont le Skye Terrier, le Waterside Terrier et le Manchester Terrier. Sa petite taille, son agilité et son instinct chasseur lui permettaient de s’infiltrer dans des espaces confinés inaccessibles aux chiens plus grands.
C’est à la fin du XIXe siècle que le yorkshire terrier a fait son entrée dans les salons aristocratiques et les expositions canines, sa robe longue et brillante séduisant rapidement les classes aisées. Il fut reconnu officiellement par le Kennel Club britannique en 1886. En France, il est inscrit au Livre des Origines Français (LOF) et figure régulièrement parmi les races les plus demandées en élevage.
Portrait physique du yorkshire terrier
Taille et standard LOF
Le yorkshire terrier est un petit chien compact. Le standard de race ne fixe pas de hauteur au garrot précise, mais le poids idéal oscille entre 2,5 et 3,1 kg — avec un maximum de 3,1 kg selon le standard FCI. Sa silhouette est bien proportionnée, avec un dos court et droit, une tête petite et plate, des yeux foncés et vifs qui trahissent son tempérament alerte.
La couleur du pelage adulte est un critère clé du standard : le corps présente un bleu acier foncé (de l’occiput à la naissance de la queue) tandis que la tête, la poitrine et les membres sont d’un riche fauve doré. Chez le chiot, la robe est entièrement noire et feu — la couleur définitive s’installe progressivement avec l’âge, généralement entre 18 mois et 3 ans. Cette transformation est parfaitement normale et ne doit pas être confondue avec un défaut de robe.
La robe soyeuse : atout et responsabilité
La robe du yorkshire terrier est l’une de ses caractéristiques les plus emblématiques. Fine, brillante et soyeuse, elle se rapproche davantage de la texture des cheveux humains que du pelage classique d’un chien. Cette singularité présente un avantage majeur : le yorkshire ne mue pas (ou très peu), ce qui en fait une race appréciée des personnes souffrant d’allergie aux poils animaux.
En contrepartie, cette robe demande un entretien quotidien ou quasi-quotidien : brossage minutieux pour éviter les nœuds, nettoyage des coins des yeux pour prévenir les taches de larmes, et passage chez le toiletteur toutes les 6 à 8 semaines. Les propriétaires optant pour une coupe courte réduisent la fréquence des soins, mais ne s’en dispensent pas pour autant.
Caractère et personnalité du yorkshire terrier
Un tempérament bien trempé malgré la petite taille
Ne vous fiez pas à sa taille : le yorkshire terrier est un chien d’une énergie et d’une personnalité remarquables. Courageux, parfois même téméraire, il ignore souvent sa propre petitesse et n’hésite pas à s’affirmer face à des chiens bien plus grands que lui. C’est un chien curieux, vif, joueur et doté d’un instinct de chasseur intact malgré des générations de vie citadine.
Cette personnalité forte peut rapidement devenir un défi si l’éducation est insuffisante. Le yorkshire terrier peut développer le syndrome du « petit chien dominant » — une forme d’anxiété et de comportements autoritaires fréquente chez les petites races trop surprotégées. Une éducation bienveillante mais cohérente, initiée dès les premières semaines dans un élevage sérieux, est la meilleure prévention contre ces dérives comportementales.
Comportement avec les enfants et autres animaux
Le yorkshire terrier peut très bien cohabiter avec des enfants, à condition que ces derniers apprennent à le manipuler avec douceur. Sa petite ossature est fragile : une maladresse peut provoquer une fracture. Les familles avec de très jeunes enfants doivent être vigilantes et ne jamais laisser l’enfant seul avec le chiot sans surveillance adulte.
Avec les autres animaux, le yorkshire terrier est variable selon les individus et la socialisation reçue. Bien socialisé dès l’élevage, il s’entend généralement bien avec les chats et les autres chiens. Son instinct de chasseur peut en revanche poser problème avec les rongeurs ou les oiseaux de compagnie.
La santé du yorkshire terrier : points de vigilance
Fragilités spécifiques à la race
Malgré son énergie débordante, le yorkshire terrier présente des prédispositions à certaines affections :
- La luxation de la rotule : très fréquente chez les petites races. Elle se traduit par une boiterie intermittente et peut évoluer vers des douleurs chroniques ou nécessiter une intervention chirurgicale.
- La maladie de Legg-Perthes-Calvé : nécrose avasculaire de la tête fémorale, affectant l’articulation de la hanche. Particulièrement présente dans les petites races.
- Le collapsus trachéal : la trachée fragile du yorkshire est sensible à la pression — préférer systématiquement un harnais à un collier classique pour toutes les promenades.
- L’hydrocéphalie : présente dans certaines lignées, elle affecte le développement neurologique du chiot.
- Les problèmes dentaires : comme tous les petits gabarits, le yorkshire souffre fréquemment d’accumulation de tartre et de maladies parodontales. Un détartrage vétérinaire régulier est indispensable.
- L’hypoglycémie : les chiots yorkshire très jeunes sont particulièrement sensibles aux chutes de glycémie. L’alimentation doit être fractionnée en 3 à 4 repas par jour jusqu’à 6 mois.
Les tests génomiques dans un élevage sérieux
Un élevage professionnel soumettra systématiquement ses reproducteurs à des tests génomiques avant tout accouplement. Ces tests permettent d’identifier les porteurs sains de mutations génétiques problématiques et d’orienter les accouplements pour limiter la transmission des fragilités héréditaires aux chiots.
La demande de ces résultats lors de votre visite chez l’éleveur est un réflexe qui distingue un acheteur averti. Un éleveur sérieux les présentera spontanément ou sans difficulté sur demande. L’absence de tout dépistage génomique doit être considérée comme un signal d’alerte.
Comment choisir son yorkshire terrier : critères essentiels
Reconnaître un élevage LOF sérieux
L’inscription au LOF (Livre des Origines Français) est la première condition à vérifier. Elle garantit que le chiot est issu de parents de race pure officiellement reconnus par la Société Centrale Canine et vous permet d’accéder au pedigree complet sur plusieurs générations. Ce document est précieux pour évaluer la qualité et la cohérence des lignées.
Au-delà du LOF, plusieurs indicateurs permettent de distinguer un élevage sérieux :
- La possibilité de visiter l’élevage et de voir les chiots avec leur mère dans leur cadre de vie
- Un nombre limité de portées par an (signe de sélection rigoureuse et de respect de la chienne)
- Des chiots socialisés, curieux et non craintifs lors de la visite
- Un suivi vétérinaire documenté : vaccins, vermifuges, identification par puce électronique
- Une disponibilité de l’éleveur pour répondre à vos questions, avant et après l’adoption
Les documents indispensables
Lors de la remise du chiot, l’éleveur doit vous fournir :
- Le certificat de naissance ou pedigree LOF provisoire (le définitif sera envoyé par la SCC dans les semaines suivantes)
- Le carnet de santé avec les vaccinations et traitements effectués
- L’attestation d’identification (numéro de puce électronique)
- Le certificat de conformité au standard signé par un vétérinaire ou le club de race
- Un contrat de vente précisant les conditions et les garanties légales (garantie de conformité, clause de retour en cas de vice rédhibitoire)
L’absence de l’un de ces documents est un signal d’alarme. Ne remettez jamais d’acompte sans avoir visité l’élevage et obtenu des réponses satisfaisantes à l’ensemble de vos questions.
Préparer l’arrivée de votre chiot yorkshire
L’arrivée d’un chiot yorkshire terrier dans un foyer demande quelques aménagements pratiques. Voici les étapes à anticiper :
- Sécuriser l’espace de vie : les chiots yorkshire sont des explorateurs infatigables. Éloignez les câbles électriques, les produits ménagers et tout objet susceptible d’être ingéré, ainsi que les plantes toxiques pour les chiens.
- Choisir le matériel adapté : harnais (jamais de collier sur un yorkshire), laisse légère, panier ou caisse de transport, gamelles de taille appropriée, jouets de stimulation mentale.
- Fractionner les repas : jusqu’à 6 mois, trois à quatre repas quotidiens sont recommandés pour prévenir les hypoglycémies. Utilisez une alimentation adaptée aux petites races et aux chiots.
- Organiser le premier rendez-vous vétérinaire : dans les 48 à 72 heures suivant l’arrivée du chiot, une visite de contrôle chez votre vétérinaire est recommandée pour détecter d’éventuels problèmes non visibles à la vente et établir le calendrier vaccinal.
- Planifier la socialisation : les premières semaines sont cruciales pour habituer le chiot aux bruits, aux inconnus, aux enfants et aux autres animaux. Des cours d’éducation en club canin ou des séances de sociobilan sont vivement recommandés.
Conclusion
Adopter un yorkshire terrier est une aventure enrichissante qui demande préparation, discernement dans le choix de l’éleveur et engagement sur la durée. Sa longévité exceptionnelle (12 à 16 ans en moyenne) fait de lui un compagnon qui partagera une grande partie de votre vie — raison de plus pour choisir avec soin son origine et les conditions dans lesquelles il a grandi.
Si vous cherchez un élevage proposant des chiots yorkshire terrier LOF en Nouvelle-Aquitaine, vous trouverez toutes les informations utiles sur cette page dédiée aux chiots disponibles à l’adoption. Pour les familles qui hésitent entre deux petites races complémentaires, les caniches toy LOF proposés dans ce même élevage béarnais méritent également votre attention.